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Nous avons discuté sur le thème "La culture pendant et après la crise de Corona" avec les danseurs Germain Zambi (Lil Sniper) et Venance Gwladys et avec le psychologue Charles Benoy et le sociologue Olivier Moeschler.
La discussion en ligne intitulée « La culture pendant et après la crise de Corona » avait comme introduction un film de danse, dans lequel trois danseurs, de trois villes différentes, seuls et pourtant ensemble par vidéoconférence, partagèrent et surmontèrent par le biais de la danse leurs craintes, leurs insécurités, leur désespoir et leur espoir, lors du confinement forcer par le virus corona durent les mois de mars et avril 2020.
À cette date, il n’était pas encore clair comment les choses allaient évoluer pour les danseurs et pour la culture en général. Dix mois plus tard, de nombreuses questions restent sans réponse. Avec deux des trois danseurs, Germain Zambi et Venance Gwaldys, et deux autres invités de marque, le sociologue Dr Olivier Moeschler et le psychologue Dr Charles Benoy, nous avons discuté des effets des dix derniers mois sur les travailleurs culturels, leur vie privée, mais aussi sur la psyché de l’être humain.
Discussion avec :
Dr Olivier Moeschler, Sociologue, chef domaine culture, enseignant-chercheur (OFS et UNIL)
Dr Charles Benoy, Psychologue en chef, département de thérapie comportementale (clinique uni. de Bâle)
Venance Gwladys, danseuse professionelle
Germain Zambi (Lil Sniper), danseur professionel
Présentateur : William Bejedi, cubique
La discussion en ligne a été animée par William Bejedi, chef de projet au sein de cubique. L’importance de la culture et de ses différentes professions par rapport aux crises passées dans l’histoire humaine récente a été soulignée et illustrée par des statistiques. Les impressions personnelles des danseurs (travailleurs culturels), telles que l’annulation complète des activités de danse prévues et prometteuses de Venance pour l’année 2020, ou les nombreuses heures de préparation des spectacles de Germain, qui n’ont finalement pas pu avoir lieu, ont été renforcées et élargies par les conclusions scientifiques des experts en psychologie et en sociologie.
Selon Dr Charles Benoy, il est important d’accepter le fait que nous avons désormais une nouvelle cohabitation, voir même une nouvelle normalité avec le virus COVID-19. Il reste l’espoir d’un avenir meilleur et la conviction que cette crise est aussi une occasion de renforcer le statut de la culture dans l’opinion publique, de réduire les inégalités dans notre société et de promouvoir la solidarité dans notre vie commune. Chacun pour soi, et pourtant tous ensemble. Tout comme dans le court métrage de cubique.
Selon Dr Olivier Moeschler, ce n’est que maintenant que nous pouvons voir à quel point la culture est importante pour notre vivre ensemble. On ne s’en rend compte que lorsqu’il n’est plus possible d’assister à des concerts, d’aller au cinéma ou d’assister à une lecture, combien il nous manque de profiter de la culture ensemble et d’en discuter. Cela contredirait donc l’affirmation selon laquelle seule l’individualité, renforcée par les réseaux sociaux, compte aujourd’hui.
Pour que la social-démocratie puisse surmonter la crise qui la touche, elle doit se réapproprier son image de mouvement libéral et remettre au premier plan son engagement en faveur de la liberté – qui est à la fois une condition préalable et une conséquence de la justice sociale et de la solidarité.
Il est donc grand temps de se demander ce que signifie aujourd’hui un engagement social-démocrate en faveur de la liberté. Et notamment, comment la gauche peut se réapproprier le concept de liberté, constitutif de sa propre conception d’elle-même. Les débats se concentrent sur quatre questions majeures, où l’engagement social-démocrate pour la liberté doit faire ses preuves : démocratie et État, numérique, migration, climat et ressources. Ces sujets ont été au centre de notre série d’événements en 2020.
Focus Migration
La libre circulation des personnes entre la Suisse et l’Union européenne constitue une liberté fondamentale et un progrès politique éminent. Elle a accordé aux travailleurs étrangers des droits qui étaient auparavant soumis aux caprices de la politique nationale. Or, c’est précisément cette liberté qui est constamment contestée, même en Suisse.
Comment la migration peut-elle rendre notre société plus libre et plus humaine ? La migration constitue-t-elle un besoin humain ? Comment sortir du narratif que la migration peut demander trop à nos sociétés et aux individus ? La gauche dresse-t-elle un tableau trop rose de la migration et de ses effets ?
Discussion (20.10.2020) avec :
- Johan Rochel (éthicien)
- Ada Marra (Conseillère nationale PS)
- Georg Lutz (Politologue, directeur FORS)
- Min Li Marti (Conseillère nationale PS)
- Animation: Jean-Daniel Strub (éthicien, comité PS Ville de Zurich)
